• A l'approche de ce Noël je suis peut-être choutée mais j'ai pu participer à la soirée de l'entreprise de mon mari et me suis sentie bien, c'est essentiel pour moi. J'en suis capable pour une soirée toujours bien mais les jours suivants sont plus difficiles.

    Le 24 Décembre réveillon à la maison avec la famille d'une belle sœur, nous sommes 10. Nous allons en famille à la messe de la nuit de Noël, je suis fière de ma famille et pourtant l'angoisse monte en pensant à mon père, heureusement j'ai un anxiolytique dans mon sac j'en prends 1/2 cachet. En sortant je dis aux enfants que c'était dur, ils s'en étaient rendus compte. Quand nous rentrons à la maison et retrouvons le reste de la famille, je réussis à le dire à ma belle sœur, elle comprend. La soirée se passe, mon mari et mon fils aîné m'ont beaucoup aidée car j'étais épuisée.

    Le lendemain nous sommes avec la famille élargie (28) de mon mari chez une belle sœur, j'ai quelques moments de tristesse et de fatigue. Quand nous rentrons le soir, mon amie M. vient me faire mon injection de tranxène nous papotons un peu autour d'une tisane. Ce soir là je souffle me disant; ouf Noël est passé.

    Un cauchemar terrible la nuit suivante de mon père et de ma mère chez eux défigurés. Le lendemain de Noël avec mon fils aîné nous avançons voir ma belle mère par sympathie, elle remet sur la table les factures par exemple celle de l'assurance de la maison qu'elle trouve très élevée. J'ai du lui expliquer tout cela une nouvelle fois. Cela ne m'arrange pas je suis au bord des larmes dans cette maison de mes parents sans eux!

    J'ai du mal dans les jours qui suivent, nous sommes cinq à la maison et l'intendance est importante, je suis tellement fatiguée et le moral est au plus bas 15 jours après l'arrêt des antidépresseurs il y a vraiment le manque. Je ne supporte personne, mon homéopathe que je consulte me dit que j'ai besoin de repos et de pleurer dans des bras réconfortant. Je ne suis plus une petite fille et je n'ai plus les bras de mes parents pour pleurer.

    Une consultation chez mon généraliste peu de temps après, quand je décris mon état des semaines passées il prend la décision de faire une demande en maison de repos, je donne mon accord. Et puis il dit de prendre moins d'anxiolytiques et diminue la dose de tranxène injectable. Et enfin il me remet un antidépresseur léger, j'accepte c'est trop dur de me sentir plonger au fond du trou.

    Mon fils aîné était pénible pendant ses deux derniers jours à la maison et j'avais du mal à supporter mais quand il est reparti j'ai été très triste. Je l'ai appelé quelques jours plus tard et il m'a dit être stressé et énervé pour repartir aux Pays bas. Cet échange a été clair et il a compris mes réactions, cela m'a apaisée.

    Le 31 Décembre je suis très triste, les deux amies avec qui nous passons le réveillon habituellement ne nous ont pas fait signe, cela me travaille beaucoup, je me sens inintéressante. J'appelle la présidente de sos-inceste qui me remonte le moral et me conseille de préparer un réveillon en amoureux. L'infirmière passe pour mon injection et en discutant un peu avec elle, elle me propose de me faire seulement 1/2 ampoule et d'essayer de sortir, je suis d'accord pour ne pas être un zombie toute la soirée. L'infirmière à qui je parlais de mes amies me dit que ce ne sont pas de vraies amies. Quand mon mari rentre, il véhiculait notre fille avec sa copine, je parle de sortir et il est d'accord, nous partons donc à Nantes. Je me suis dit que je ne voulais pas sortir avant pour passer pour la petite fille triste que personne n'invite. En 2020 quand j'écris je pense que c'était vraiment cela, comme j'ai changé, beaucoup de ce côté là et heureusement, je suis maintenant incapable de ne pas être vraie.

    Nous passons une très bonne soirée tous les deux dans un restaurant Chinois, avec beaucoup d'échanges, la parole se libère comme souvent quand nous sommes à l'extérieur de la maison. Je peux confier à mon mari les sources de mes angoisses, il voyait bien que ça n'allait pas mais ne savait pas quoi faire, là il me réconforte un maximum et je suis bien pour finir cette sale année. Quand nous rentrons je me dis que l'année 2002 ne peut qu'être meilleure (elle le sera)

     

     


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  • Une séance chez mon psy:

    Je raconte mon mal être pendant le manque, la remise d'un autre antidépresseur par mon généraliste et des effets secondaires terribles et donc à nouveau l'arrêt. Les injections de tranquillisant et mon immense fatigue, il me dit que cela se voit sur mon visage. Il revient sur la mort de mon père disant que ce rejet des antidépresseurs était peut-être lié me disant que maintenant je n'en avais plus besoin. Il dit que de lui avoir parlé c'était quand même une libération, de révéler ce secret pour lui et pour moi a permis ce rapprochement. Oui je suis d'accord et j'ai vu le prêtre hier, on l'a évoqué. J'ajoute que si je n'avais pas parlé à mon père nous nous serions quittés comme nous avions vécu, dans l'éloignement. Le psy trouve que c'est enrichissant pour moi ce qui s'est passé, oui c'est vrai mais sur le plan émotionnel sans antidépresseurs là tout me revient et c'est très fort. Quand je vais bien je revois la dernière image que j'ai de lui souriant quand je lui dis au revoir en fermant la porte. Le psy dit oui il était content que vous preniez soin de vous. Et quand je vais mal je le revois dans son cercueil avant la fermeture j'étais restée la dernière. Le psy me demande si c'est une image apaisée, oui et de toute façon le dernier jour il était dans un coma profond, il faisait des pauses respiratoires, il est parti en douceur. Le psy dit oui et en vous préservant, oui à la fois je me dis que j'ai été amputée de la mort de mon père et à la fois je me dis que cela aurait été trop dur et que je serais sans doute encore plus mal maintenant.

    Le psy fait le bilan; alors 2001 vous avez soutenu et accompagné votre père, il y a eu 98, 99, 2000 et 2001 et qu'envisagez vous pour 2002? Je réponds que j'espère que tout va changer, déjà nous avons un projet qui va se réaliser pour mes 50 ans en Février nous partons tous les 5 au Brésil chez un prêtre de 73 ans, connaissance de mon père. Le psy trouve que c'est très bien. Et j'ajoute que je suis très contente et que cela va faire une bonne coupure.

    Et puis je reviens sur ce que je n'ai pas digéré la dernière fois; qu'il disait que après ce décès on pouvait espérer que maintenant tout allait aller bien mais j'ajoute que je suis dans la tristesse, parfois j'ai du mal à réaliser me disant qu'il fallait que je lui dise ça et ça! Le psy dit que c'est le travail de deuil. Je dis que c'est dur d'assumer une succession toute seule. Il me demande si je vais passer un bon Noël, je réponds j'espère et il dit il ne faut pas dire j'espère mais faire tout ce que je peux pour que cela se passe bien.

    Il conclut insistant sur le fait que j'étais libérée de toute une partie de ma vie maintenant que tout le monde était parti, toute cette famille pendant ces années de souffrance.


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  • La mort de mon père a aussi beaucoup remué le passé, le manque d'antidépresseurs a accentué encore plus ces remontées de souvenirs en attendant que le nouveau traitement fasse effet. Je voulais juste une aide médicale pour palier aux effets du sevrage mais apparemment c'était tout ou rien et donc j'ai accepté de reprendre ce à quoi ma sophrologue me dit qu'il ne faut pas me juger ce sont des phases et qu'il fallait les vivre comme des expériences. Elle conseille pour accepter et gérer les émotions quand elles sont là. 

    Malheureusement le nouvel antidépresseur me donne un goût métallique dans le bouche et encore plus de brûlures, après appel à mon généraliste j’arrête celui-ci aussi et il va se renseigner pour un mieux toléré. A nouveau en attendant c'est le manque, les spasmes et décharges électriques dans tout le corps, l'immense fatigue sont très pénibles. Je n'ai plus aucune énergie, mon généraliste me dit que j'ai mis toute mon énergie dans l’accompagnement de mon père pendant ses derniers mois et que les injections de tranquillisant aident au relâchement d'ou la baisse d'énergie. Je lui dis que j'ai vraiment été très mal mais il ajoute qu'il était d'accord avec mon psy pour ne pas m’hospitaliser. Je dis que je suis contente maintenant d'avoir réussi à l'éviter. Du coup je ne prends plus d'antidépresseur et j'en suis fière.

    La sophrologue à qui je pointais mes regrets d'avoir été absente pour les derniers instants de mon père dit qu'avant il s'est passé tellement de choses, que ce rapprochement et ce que je pouvais en renvoyer aux enfants était formidable. J'évoque le pardon à mon frère et elle dit que c'est l'étape ultime pour nous réunir tous les quatre avec nos parents.

    Je revois aussi le prêtre ami de mon psy et que j'avais vu un an auparavant, lui aussi dit que tout s'était dit avant le décès de mon père et qu'il avait sans doute choisi de partir pendant mon absence pour me protéger. Il trouve formidable tout ce qui s'est dit entre mon père et moi et très riche pour nous deux, il a du partir en paix. Je lui fais part des propos de mon psy que j'ai trouvé durs, il répond qu'il ne faut pas que le deuil dure trop longtemps et que le psy me secoue parce qu'il pense que je peux le supporter et que je peux lui faire confiance. Ce prêtre que je connais depuis un an seulement a la faculté de m'apaiser à chaque fois que je le vois, malheureusement il a également un cancer, le foie et il ne vivra pas bien longtemps après cette date, il a 80 ans.


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  • Je continue les démarches nécessaires après le décès de mon père et puis à la demande de ma belle mère je vais l'aider à faire du tri dans les affaires de mon père surtout les papiers et des parties de meuble ou il rangeait des affaires. C'est ainsi que je trouve dans sa sacoche une photo de mon frère à Belle-Île, la dernière avant son accident et une de moi quand j'avais 20 ans! cela me trouble, je suis très émue.

    Ma belle mère trie les vêtements que mon mari emporte à la banque alimentaire proche qui trie et redistribue.

    Une séance chez mon psychiatre:

    Je lui dis en arrivant que je n'en peux plus de l'inflammation de ma bouche, que le stomato a parlé des antidépresseurs comme possible cause. Il vient de recevoir de la documentation et me lit les effets secondaires, il n'est pas sur du tout que ce soit la cause. Il propose de faire un arrêt pendant une semaine et de voir et pour supporter augmenter un peu les anxiolytiques. Il me dit de l'appeler dans une semaine, on fait le point et s'il n'y a pas de changement, on essaie d’arrêter un autre médicament.

    Je lui parle de mes angoisses liées à mon absence au moment du décès de mon père surtout quand ma nièce, sa mère et ma belle mère en parlent. Et j'ajoute que j'ai du lui manquer en triant certaines de ses affaires, il y avait mon numéro de téléphone partout, des photos.............

    Le psy pointe que d'accord je lui ai manqué mais qu'il y a eu avant des échanges très intéressants, qu'il s'est passé beaucoup de choses. Oui bien sur mais il aurait pu s'en passer d'autres pendant ses deux dernières semaines. Le psy trouve que je me reproche toujours quelque chose, que l'on aurait pu penser qu'après la mort de mon père je sois heureuse, apaisée. (Je trouve qu'il exagère à peine un mois après le décès)

    Je dis que je suis contente de ce qu'il s'est passé mais que j'éprouve quand même de la culpabilité pour mon travail par exemple que je ne peux pas reprendre. Il pense qu'il va bien falloir reprendre car il ne faut pas que l'arrêt soit justifié par la souffrance (ma bouche). Puis il me dit: Mais quand est-ce que vous serez heureuse? Je réplique cette fois!

    Et puis je dis que la diminution des médicaments me fait peur et m'angoisse. On évoque des causes psychologiques plus que médicamenteuses, je suis d'accord.

    Il me remet sur le chemin de la culpabilité, oui je culpabilise de dépenser l'argent de mon père, on avait tellement de besoins mais ça file vite. Il pointe que c'est la petite fille qui parle de son papa, ce n'est pas la fille adulte de son père. Je dis que ma belle mère le pense et le raconte à tout le monde autour d'elle, ce n'est pas vraiment agréable. Le psy dit que soit je me bats pour me défendre soit je m'en fiche. J'ajoute que je n'ai plus le courage de me battre surtout pour ce genre de chose.  Mais ma belle mère se plaint car ils avaient des comptes séparés et elle dit que mon père ne lui a rien laissé. Mais moi je n'y peux rien et mon père savait ce qu'il faisait. Elle ne peut pas l'avaler.

    Le psy me demande s'il y a des choses que je ne peux pas avaler moi aussi. Oui les brûlures ont commencé le lendemain de la Toussaint et ce jour de Toussaint au cimetière à une amie et en ma présence, ma belle mère disait qu’elle avait le droit de rester 6 mois dans la maison. Alors que je lui ai toujours dit qu'elle reste le temps qu'elle voulait, elle m'a fait vraiment honte. Et puis aussi un de ses fils m'avait appelée pour dire que sa mère avait été coupée de téléphone car le prélèvement avait été refusé, j'ai donc envoyé un chèque aussitôt pour que le nécessaire soit fait et quand j'ai rappelé son fils pour lui dire il a pointé que j'avais retiré de l'argent sur un compte de mon père (sous-entendu que je pouvais payer) cela n'est pas passé!!! Le psy comprend mais dit, vous avez trois solutions:

    1) Ne rien dire à votre belle mère et supporter ses allusions.

    2) Lui dire qu'elle vous fait chier poliment et que ce ne sont pas vos affaires.

    3 ) Ou lui donner une somme d'argent pour soulager votre conscience.

    Je réplique aussitôt en disant que NON surement pas, elle se vantait toujours qu’elle dépensait l'argent de mon père car il en avait et elle en profitait. (en fait après avec ma nièce nous lui avons donné la somme correspondante à ce retrait comme si c'était passé par la succession) Alors je dis que je ne suis pas capable de lui dire que ce sont ses affaires. Mais on ne va quand même pas lui payer l'eau, l'électricité et le fioul pourtant elle se plaignait car il fallait qu'elle en fasse rentrer. Le psy demande si c'est clair, oui! puis il demande si ma bouche me brûle plus quand j'en parle? Je dis que j'ai la bouche sèche mais que quand je n'en parle pas, ma salive me brûle. On essaie de creuser un peu sur mes regrets, ma culpabilité d'avoir révélé l'inceste à mon père, ma fatigabilité. On en déduit que c'est sûrement bien autre chose que physique.

    Le psy me conseille de retourner voir le prêtre qu'il m'avait fait rencontrer, je dis que je n'ose pas depuis que j'ai appris qu'il avait lui aussi un cancer. Le psy insiste pour que j'aille lui demander si j'ai le droit d'être heureuse et de ne plus souffrir après la mort de mon père. Il trouve que c'est une bonne question pour réfléchir cela.

    Une séance de 40 minutes et je repars apaisée me disant que nous avions bien avancé.

     

    Quelques jours plus tard je suis en plein dans les effets du manque: décharges électriques dans tout le corps, angoisse +++, diarrhée, larmes etc je ne sais plus quoi faire, et ma bouche me brûle autant. J'appelle mon amie Thérèse ancienne infirmière psy, elle m'écoute, me réconforte et explique que certains médicaments donnent ce genre de symptômes. Quand je lui dis que ma bouche ne m'a pas brûlée pendant 3 jours au moment de ma trachéite elle dit que je culpabilise de ce que je dis (mon psy m'avait dit la même chose). Je réussis à joindre mon généraliste ensuite, il conseille pour diminuer un médicament et augmenter un peu un autre. Il m'a rassurée et comme on est samedi matin cela va m'aider à passer le week-end. Mais toujours des symptômes avec en plus des nausées, douleur à l'estomac. C'est pénible je suis épuisée et malgré l'aide de mon mari je doit bien faire un minimum avec les enfants, préparation des repas et linge au moins.

    Après le week-end quand je rappelle mon généraliste il parle d'hospitalisation, il va appeler mon psy. Il me rappelle plus tard, mon psy n'est pas pour une hospitalisation. Le généraliste me fait deux propositions; aller aux urgences psys ou reprendre un antidépresseur, aucune des deux ne me convient. Je réfléchis, en parle avec mon mari, pour lui le choix est vite fait il a un trop mauvais souvenir de la première hospitalisation en 1995. Mon fils appelle il serait plus pour une hospitalisation lui, il m'a vue trop mal ce week-end mais demande si c'est vraiment le bon moment pour arrêter un traitement. Avec la réflexion de tous je rappelle mon généraliste pour dire que j'avais pris la décision de reprendre un antidépresseur et des injections d’anxiolytiques comme il le proposait. Mon mari ira chercher l'ordonnance et je commence le traitement aussitôt. Je suis un peu rassurée et apaisée par l'injection car je me sentais en insécurité mon mari étant de nuit en plus. Dès le lendemain les angoisses ont diminué et je peux aller à ma séance de sophro.

     


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  • Ma sophrologue est d'un grand soutien et d'un super accompagnement par la parole en plus des séances de sophro. Ses mots:

    -Ce qu'il faut c'est développer le potentiel de plaisir et de bonheur qui est en vous car il est là! Pour les soucis de bouche peut-être liés aux médicaments, avoir l'objectif d'arrêter mais ne pas me l'imposer. Pour le moment j'ai besoin de béquilles.

    -Faire une séance de sophro afin de repousser le négatif. Les séances peuvent à la longue avoir un effet antidépresseur.

    -Laisser aller les larmes.

    -Trouver des choses positives de l'enfance, j'ai beaucoup de mal à en trouver avec ma mère défaillante (ce que je pensais à ce moment là) Elle dit que j'en ai surement eu car je me suis construite grâce aux choses positives.

    -Elle me fait chercher, je parle de mes cousins âgés chez qui je me réfugiais très souvent. Puis de la petite enfance de mes enfants qui m'a apporté beaucoup de bonheur et de plaisir pour m'occuper d'eux.

    Nous faisons une séance de sophro basée sur le positif, elle enregistre la séance afin que je pratique tous les jours à la maison. Elle a un travail très suivi, écrit pour elle et reprend la séance suivante. Elle a dit aussi que au milieu de tout cela il y a la Vie. Et puis que ce serait bien d'écrire ce qui se passe en séance, je réponds que je le fais déjà car j'écrit mon journal intime depuis 1996.

    Quelques jours plus tard j'ai donc rendez-vous avec un stomato, Il pense que c'est l'antidépresseur qui modifie la salive et que je frotte plus ma langue qu'en temps normal. Il donne un traitement et ajoute que si dans deux mois ce n'est pas passé, de revenir le voir mais que cela peut être long.

    J'appelle mon généraliste le lendemain, il me propose de venir le voir pour en discuter et il appellera mon psy. Je ne suis vraiment pas bien alors j'essaie d'appeler mon psy, la secrétaire ne peut pas me le passer mais elle va lui dire que j'ai appelé. En fin d'après-midi il ma rappelle; il me dit de diminuer l'antidépresseur après le diagnostic du stomato. Je lui dis que mon prochain rendez-vous est dans trois semaines, il dit de rappeler la secrétaire si j'ai besoin avant. Ce psy qui vient de décéder en 2020 m'a été d'un énorme soutien, même si parfois il était décalé dans ses propos mais c'était pour me secouer et me faire avancer.

    Je commence donc la diminution et très vite je vais moins bien avec angoisses, larmes et décharges électriques dans tout le corps. Mon mari est à l'écoute et me soutient beaucoup, j'ai cette chance-là. 

    Pour une autre séance de sophro je redemande un rendez-vous chez mon homéopathe puisque c'est au même endroit. 

    Une autre séance de sophro: Les mots expliquent bien les maux (Salive qui brûle, goût amer) c'est l’amertume. C'est mon histoire qui provoque tout cela. C'est comme un abcès qui perce avec une libération de pus, ça ira mieux après, il faut passer par la souffrance. Les médicaments sont un pansement, les émotions apparaissent avec la diminution. Il faut en tenir compte; les écouter, laisser aller les larmes, c'est normal qu'il y ait de la peur. Il faudrait peut-être crier, cela peut se faire chez elle. Je dis que je l'avais fait une fois ou deux chez les thérapeutes précédents quand j'évacuais l'inceste. Puis j'ajoute que j'ai souvent vécu cela, me retenir de pleurer le plus possible puis m'effondrer. Elle dit que j'ai avancé et que j'ai fait énormément de choses positives pour m'en sortir mais que j'ai vécu des choses douloureuses.

    Elle dit que quand j'ai envie de pleurer c'est la petite fille en moi qui n'a pas pu exprimer sa douleur, l'adulte en moi va écouter cette petite, lui parler, la consoler. Elle ajoute que la mort de mon père était un traumatisme qui a réveillé tout le passé et qu'il fallait laisser le temps au temps.

    Son mari homéopathe me donne des granules pour m'aider et me revoit dans un mois. Il conseille d'aller marcher et de prendre l'air.

    J'ai aussi peu après un appel de la personne qui accueille la fillette qui était chez moi. C'est très dur, la petite est très fatigante. Le directeur de l'IME m'appelle ensuite pour faire le point, je lui dis que je ne peux pas me projeter que je ne vais pas très bien, il me déculpabilise et me dit qu'il espère retravailler avec moi.


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