• Les semaines qui ont suivi ! Octobre, Novembre 2001

    Ce n'est jamais facile la période qui suit un deuil et celle-ci a été particulièrement difficile dans la relation avec ma belle mère (épouse de mon père). Un jour son fils m'appelle pour me dire que le téléphone de sa mère avait été coupé car mon père payait par prélèvement et comme ils avaient des comptes séparés et que les prélèvements avaient lieu sur le sien les factures étaient impayées. Il a été franchement désagréable avec moi me disant que je pouvais payer l'eau, l'électricité et le téléphone de sa mère car je toucherais de l'argent de mon père. Cela m'a profondément touchée car si je suis complètement d'accord pour qu'elle reste habiter la maison de mes parents je ne suis plus d'accord pour payer toutes ses factures de consommation. Je fais le nécessaire pour que sa ligne téléphonique lui soit remise et je règle cette facture là. Ma belle mère m'appelle quand sa ligne lui a été remise, elle est moins virulente que son fils et elle paiera l'électricité et l'eau, je fais aussi les démarches nécessaires pour ces deux organismes. Lors d'une visite de mon mari ma belle mère se plaint que mon père ne lui a rien laissé, mon père était très conscient de ce qu'il faisait surtout à ce niveau. Mon mari lui explique les démarches que j'ai faites pour éviter la coupure d'eau et d’électricité mais elle a vraiment du mal à comprendre.

    Toutes ces choses du quotidien m'énervent, je m'énerve facilement en parlant aux uns et aux autres même avec mon mari et mes enfants. Tout cela me vaut des maux de tête et des insomnies, je suis épuisée. A cela s'ajoute des problèmes de digestion très pénibles.

    C'est aussi une période de cauchemars, je rêve qu'il y a une tombe ouverte dans le cimetière ou est ma famille, et une femme s'approche pour donner à manger au défunt qui en fait n'est pas mort, horrible!

    Mon médecin généraliste prolonge mon arrêt de travail, je suis trop mal, je dois appeler le directeur de l'IME qui est très compréhensif et soutenant, cela fait du bien et m'enlève un souci.

    Comme je suis en arrêt et mon mari en congé, je programme un séjour de 3 jours sur Belle-île. Je me dis que couper du quotidien devrait permettre de me ressourcer. Nous avons réservé trois nuits et demi-pension dans un hôtel, c'est vraiment le repos, coupure du quotidien et se retrouver tous les deux aussi. Une journée nous faisons une sortie organisée en car, une autre nous louons des vélos, sinon ballades à pied et visites. Assis sur un banc face à la mer, ou bien regarder le coucher de soleil, quel ressourcement! Je dirais que tout va bien mais les maux d'estomac et de tête sont toujours là, je dors un peu mieux. J'ai l'impression que mon foie est détraqué j'ai des nausées et des vertiges, je verrai mon généraliste en rentrant. Cette sortie hors de la maison favorisent les échanges aussi, nous n’arrêtons pas de nous parler.

    Quand nous rentrons à la maison je suis très contente de tout cela ainsi que de retrouver les enfants.

    Je vais donc voir mon médecin, il pense que c'est une gastrite virale qui, non soignée a entraîné un mauvais fonctionnement du foie ou du colon, il me donne un traitement.

    Et nous sommes la veille de la Toussaint, j'avais acheté les fleurs avant, nous partons donc faire la tournée des cimetières (trois) l'émotion est là ainsi que l'angoisse.

    Le jour de la Toussaint, nous allons à la messe dans la paroisse de mon père, nous emmenons ma belle mère au cimetière ensuite et là j'ai très honte. Nous croisons deux de ses amies et elle parle de la maison et dit qu'elle y restera pendant 6 mois car c'est ce à laquelle elle a droit! je préfère ne pas relever. Mais ensuite chez elle elle le redit et là je lui réponds qu'elle peut rester le temps qu'elle voudra, que cela ne nous gêne pas et j'ajoute que au moins la maison est entretenue. Elle me demande ensuite de remplir ses documents pour la retraite de réversion car elle n'y connait rien. Je ferai ainsi au cours des mois qui ont suivi tout ce qui est de l'administratif en pensant que ses enfants auraient pu l'aider à le faire.

    Nous passons cette journée qui me remet dans la tristesse et toujours ces soucis digestifs!

    Le lendemain je m’étourdis dans le travail, ménage et jardinage et c'est dans ce dernier que je me détends le plus. C'est aussi au cours de cet après-midi là que surviennent les brûlures dans ma bouche, très intenses et qui me font souffrir. Je ne savais pas en ce mois de Novembre 2001 que j'en avais pour des années et que ce symptôme m'a fait chercher de multiples solutions et essayer de nombreuses thérapies. Ce sera un autre chapitre de ma vie.

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