• Je commence en mai de cette année 2001, une période très diffficile, incertaine, douloureuse. Je me raccroche à la religion en priant pour mon père et en demandant au Seigneur qu'il ne souffre pas trop, et reste paisible.

    Je trouve mon père changé, il a beaucoup maigri, souffre maintenant en se tournant sur le côté pour manger, toujours à plat, je n'ai pas une bonne impression et je suis très tendue lors des visites. Des amies infirmières pensent comme moi quant à la gravité de ce qu'il a.

    J'ai un rendez vous avec l'interne, après le scanner, mon second fils m'accompagne. L'interne nous dit aussitôt que mon père a un cancer de la prostate, et qu'il y a aussi deux vertèbres atteintes. Ils vont faire des rayons pour atténuer ses douleurs., ils vont essayer de le stabiliser pour le moment.

    Elle ajoute qu'il avait déjà des cellules cancéreuses retrouvées dans sa prostate lors de son intervention de septembre et qu'il le savait. Il est aussi au courant de son état actuel.

    Nous allons voir mon père ensuite qui demande tout de suite ce que nous a dit le médecin. Je lui réponds qu'elle nous a dit ce qu'il avait et qu'il le savait.

    Mon père m'explique que son généraliste était venu lui annoncer le cancer après son intervention, et qu'il avait choisi de ne pas en parler. Et voilà comment l'histoire recommence, 16 ans après la maladie de ma mère. Ma belle mère le savait aussi, mais n'avait pas trop réalisé. Il dit qu'il espère qu'ils vont enrayer ça et il est content car le professeur, la veille lui avait dit qu'il pourrait remarcher.

    Autant dire que tout cela n'est pas facile à vivre, je le quitte après avoir parlé tout à fait d'autre chose.

    Il me reste à l'annoncer à ma belle mère.

    Je passe au cimetière demander à ma mère de me donner des forces.

    Quand j'arrive chez ma belle mère, cette dernière est en larmes, mon mari était passé et lui avait annoncé car je lui avais téléphoné de l'hôpital. Quand je dis à ma belle mère qu'ils aurait pu me dire ce que c'était au niveau de la prostate, elle est agressive avec moi, disant qu'ils avaient décidé de ne rien dire car le généraliste avait dit que ce n'était rien. Je suis en colère après lui car si mon père avait été traité, peut être que ce ne serait pas allé jusqu'aux vertèbres. je dis à ma belle mère que mon père ne me dit jamais rien de toute façon, elle répond qu'entre eux ils se disent tout, sauf que là il y avait 2 jours que mon père était au courant du diagnostic et lui avait caché.

    Ce soir là, je suis épuisée, je ne crois pas que je réalise encore. Nous discutons beaucoup avec mon mari, il est d'un grand soutien.

     

    Mon inquiétude dans les jours qui ont suivis, c'était de réussir à tenir le coup, accompagner mon père, supporter ma belle mère et tenir physiquement avec mon travail.

    Les visites à mon père accompagnée de ma belle mère le plus souvent, car elle ne conduit pas sont très pénibles. Mon père est dans le déni, il parle de son jardin, de changer de voiture. Il évoque les autres fois ou il avait mal au dos  comme si c'était la même chose pas grave du tout. Il est fatigué et du coup, à peine audible. L'avenir, le sien, le mien m'inquiète vraiment.

    Ma formation pour mon travail continue, on voit comment l'enfant qui est en nous a besoin d'être réparé quand on choisit un métier près des enfants.

     

    Et puis en réfléchissant dans les semaines qui suivent, je ne peux m'empêcher de penser que c'est peut être le choc que j'ai asséné à mon père en lui révélant l'inceste avec mon frère, j'en fait part à une amie qui me dit: et tu en fais quoi de ça ? et elle ajoute que je ne pouvais pas faire autrement, il fallait que je lui dise. je réponds; peut être, je ne sais pas.

    Mon père va avoir un corset rigide pour diminuer les souffrances, c'est terrible le cancer des os. Mon père était un homme de labeur travaillant dur la vigne et ne s'écoutant pas, il est complètement affaibli et diminué, c'est attristant de le voir ainsi.

     

     


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    Mes séances de thérapie de cette période là ont vraiment servi de défouloir pour dire mes inquiétudes par rapport à la santé de mon père.

    Ce 20 avril 2001:

     

    Le psy veut éclaicir l'après séance dernière ou je me suis sentie si mal car il m'avait proposé un arrêt du travail thérapeutique. Comme je lui avais téléphoné à ce moment là il le sait donc. Il me demande si j'ai été rassurée après mon appel, oui vraiment.

    Nous abordons aussi mon travail de la semaine précédente avec les deux jeunes filles handicapées mentales, il ne cache pas qu'il trouve que c'est trop et que je ne me respecte pas. Je dis que j'ai de plus en plus de mal à supporter les contraintes et que j'essaie de les éviter, il me félicite.

     

    Je lui fais donc part de l'hospitalisation de mon père pendant notre semaine de vacances, il me dit qu'il est âgé et qu'il faut bien m'attendre à ce qu'il soit malade, grabataire et qu'il meure un jour. Je précise que cela a été brutal, je ne me sens pas prête et que je ne me sens pas assez forte pour supporter cela, mon père a 83ans, mais était en pleine forme.

    Le psy: il faut pourtant s'attendre à la mort de nos parents, et vous avez fait ce que vous deviez faire avec lui pour améliorer votre relation.

    Moi: cela n'a rien changé et c'est très pénible pour moi de rester des heures près de lui sans communication vraie.

    Le psy: ça n'a peut être rien changé dans votre relation, mais vous vous êtes libérée et c'est très bien.

     

    Je raconte les problèmes de santé de mon père, les réflexions de ma belle mère, mon refus d'aller le voir tous les jours...........

    Le psy: mais quand est ce que vous allez arrêter de vouloir être irréprochable? et de faire les choses pour les autres ? vous n'en faites pas pour vous, bien sur vous ne le méritez pas, vous en êtes pourtant capable, il y a quelques mois vous réussissiez très bien à le faire.

    Moi: mais quand je suis près de mon père, c'est tout le passé et toute l'enfance qui ressurgissent.

    Le psy: mais vous avez fait un gros travail là dessus et vous l'avez bien fait, maintenant faites des choses pour vous. Et quand vous arrêterez votre travail, il faut le préparer cela, vous ne reprendrez pas un autre enfant quand même?

    Moi: Oh certainement que si, financièrement je serai obligée.

    La psy: non, ça dépend ou on met les priorités et des enfants handicapés ! pourquoi pas des normaux ,

    (Il développe, il ne se rend pas compte de notre niveau de vie avec deux enfants étudiants encore à charge!!!)

    Moi: mais je trouve qu'avec la maladie de mon père je n'ai pas eu de répit, j'étais à peine bien.

    Le psy: oui parce que vous ne vous ne donnez pas de répit, dès que cela va mieux, ça vous fait peur. C'est comme si vous ne vous autorisiez pas, que vous n'aviez pas droit au bonheur, parce que vous avez été malheureuse, vous pensez n'avoir droit qu'à ça, vous culpabilisez d'être heureuse.

    Moi: mais je voudrais bien sortir de ça moi.

    La psy: je ne vous dis pas d'en sortir, je vous dis d'accepter de faire des choses qui vous font du bien, vous allez au bout de votre fatigue et de votre épuisement pour vous autoriser à vous arrêter.

     

    Puis je parle de mon sentiment de violence quelques jours auparavant et que j'avais envie de cogner, il dit de refaire de la sophro, je dis que je pensais avoir dépassé ce stade, il redit que je ne me donne pas le droit de me faire du bien, que je ne me respecte pas. Et je dis que les séances de sophro ne seront pas obligatoirement au moment ou je ressens cette violence, que ce n'est pas sur commande. Il conseille d'apprendre pour le faire seule chez moi, c'est un peu comme la thérapie, je n'ai pas une séance quand je vais mal.

    Je raconte aussi que quand je voulais cogner, mon mari m'avait dit qu'il allait mettre un ballon avec la tête de qui je voulais dessus et j'ai tout de suite répondu, la tête de mon frère, que cette histoire me travaille encore. Il conseille de laisser sortir les émotions et en me raccompagnant me dit qu'il ne retient qu'une chose pour aujourd'hui c'est que je refuse maintenant d'être dans la contrainte.

     

    Après cette séance je passe voir mon père à l'hôpital, il parle plus aujourd'hui mais il est toujours à plat dos, dès qu'on le relève un peu il souffre. Je suis très tendue, il cafouille un peu aujourd'hui en confondant ma belle mère avec ma mère, il parle de mon frère aussi à plusieurs reprises, j'ai du mal. Par contre il fait des projets, veut changer de voiture.........je me débrouille pour aller voir l'interne, c'est normal au niveau de la moelle, par contre il y a une fixation importante dans le dos et du côté de la prostate. Il faut attendre l'IRM et les places sont chères. Je dis seulement ce dernier propos à mon père, il a hâte de partir en convalescence dit qu'il trouvera le temps moins long.

     

    Le lendemain mon amie S. me téléphone pour nouvelles, quand je lui parle un peu de la séance elle trouve que le psy a été dur avec moi, moi aussi, il a peut être voulu me faire réagir.

     

     


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    Après cette semaine difficile, nous sommes partis en vacances avec notre fille et deux amies, aux Pays Bas ou habite notrre fils ainé. Tous les premiers jours j'ai su vraiment profité de ce temps de loisir qui m'était donné et cela a vraiment été agréable, puis j'ai essayé de prendre des nouvelles de mon père en vain, pas de réponse au téléphone, j'ai donc joinss mon second fils resté à la maison  pour qu'il prenne des nouvelles. Lui aussi n'a pas de nouvelles, il se décide à appeler l'hôpital et apprend que mon père est hospitalisé, je suis inquiète et dors trè mal cette nuit là.

    Le lendemain nous prenons la route du retour en visitant la Belgique au passage, dès que je peux, de France ou nous avons passé la nuit, j'appelle ma belle mère. Le médecin a fait hospitaliser mon père car il n'arrivait pas à calmer ses douleurs de dos, ma belle mère a peur que ce soit grave, ce n'est pas pour me rassurer, je me sens triste et angoissée.

    Nous rentrons un samedi en soirée, j'appelle mon père, je lui trouve une voix fatiguée.

    Le lendemain dimanche, nous allons chercher ma belle mère pour aller à l'hôpital rendre visite à mon père. Nous le trouvons sur son lit, complètement immobilisé à plat dos, je réussis à demander des renseignements à une infirmière, il a un tassement vertébral en bas du dos, mais ils n'en savent pas la cause, il faut attendre la scintigraphie et les résultats de prélèvements. Ma belle mère est désagréable et exigeante, elle pensait que je la ramènerais le lendemain, je lui dis que j'irai 2 jours plus tard, elle va trouver quelqu'un pour l'emmener, je dois absolument me préserver si je veux tenir.

    Le lendemain je pense à long therme, il va falloir que je m'affirme avec ma belle mère et vu son caractère, cela ne va pas être facile, il va falloir aussi que je tienne le coup, et cela m'inquiète aussi bien physiquement que psychologiquement.

    Quand je retourne le voir deux jours plus tard, seule, il me dit qu'il ne souffre pas depuis qu'il est immobile, pour manger les soignants le tournent sur un côté. Je le trouve fatigué avec une voix faible, ce doit être du aux antalgiques.

    Dans les jours suivants, ma belle mère m'appelle pour me dire que mon père semble complètement perdu au téléphone, j'appelle l'hôpital et j'ai l'interne qui passe le voir et me rassure, par contre ils n'ont pas vraiment de résultats significatifs, ils le gardent et vont faire une IRM.

    Ce soir là je me sens remplie de colère et de violence intérieure, j'en fait part à mon mari qui me permet de la sortir.

     

    A suivre............


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    Après la séance de thérapie dont je viens de raconter le déroulement dans l'article précédent, je passe donc voir ma meilleure amie avec qui j'ai un immense besoin d'échanger.
    Elle a toujours eu une écoute formidable pour moi, je lui fais part de mon angoisse devant la proposition du psy de faire un break, je parle aussi de mon père et puis de nos futures vacances à l'étranger, avec mon père et sa compagne. Tout cela avec pas mal d'émotions, mais je veux aborder quelque chose de précis et d'intime, j'ai beaucoup de mal, je me lance cependant juste avant de partir, alors que nous sommes déjà debout.
    Petit à petit je me lance, lui demandant un peu d'aide et petit à petit elle se confie aussi sur sa relation, jusqu'ici tout était tu alors que les proches étaient persuadés de cela. Elle me confie qu'elle n'arrive pas à parler d'elle qu'elle préfère écouter. Elle se livre sur cette relation,  elle me protégeait car j'avais été très peinée par son divorce 6 ans plus tôt. Et puis, elle me remercie de lui avoir permis de parler, pour elle c'est beaucoup plus confortable, pour moi aussi c'est certain. Tout s'est dit dans un immense respect et une grand émotion de part et d'autre, c'est une belle confiance que nous avons en l'une et l'autre.
     
    Le lendemain j'essaie de joindre mon psy au téléphone, je suis trop mal par rapport à ce qu'il m'a dit. je lui dis que je ne me sens pas assez autonome pour gérer mes problèmes, que je me sens trop fragile. Il est d'accord pour ne pas interrompre les séances, dit qu'il propose cela à tout le monde à un moment donné, que c'est parfois intéressant de tenter l'expérience. Je lui fais part de mon sentiment d'abandon, il me dit que je vaux plus que cela et que je le sais. Il me propose de rappeler si j'ai besoin d'avancer la prochaine séance, sinon de lui écrire. Je raccroche en le remerciant, j'ai été en larmes pendant tout cet échange, mais je me sens rassurée et apaisée ensuite.
     
    J'appelle une autre amie dans la journée, en fait nous sommes un groupe de 4 amies à nous retrouver pour des soirées repas depuis quelques années, nous avons toutes travaillé ensemble et depuis que je me suis arrêtée, nous avons du plaisir à nous revoir ainsi. Nous avions avec cette amie parlé de ma meilleure amie, elle est au courant de ce que j'ai abordé avec elle. Je lui dis que je bouge mais que je fais bouger les autres et que ce n'est pas forcément judicieux. Elle trouve que c'est très bien et me remercie elle aussi.
     
    La semaine suivante j'ai une augmentation de travail avec l'accueil de cette jeune aveugle polyhandicapée, c'est lourd, elle a 17 ans, elle est sympha, je veux dire pas violente, échange très peu, mais m'aime bien et j'y trouve mon compte, par contre physiquement c'est vraiment dur. Elle n'est pas du tout autonome, c'est une charge de 24H sur 24. Et c'est justement pendant cette semaine là que l'état de santé de mon père s'aggrave, ma belle mère m'appelle pour que j'aille le voir et lui chercher ses médicaments, il a de violentes douleurs dans le dos, cela me fait de la peine de le voir alité et souffrant ainsi.
    Ce soir là en particulier, mes écrits "défouloir "seront très noirs. Nous profitons du dimanche pour faire une sortie à La Baule avec ma fille et la jeune, une belle journée malgré tout. J'ai profité d'un instant de calme pour écrire à mon psy, un besoin. Le soleil et la plage m'ont permis de penser à autre chose qu'à la maison et au travail qu'il y a à faire.
     
    Mon père a un rendez vous chez le notaire quelques jours plus tard pour une signature à propos de la vente de son terrain. Je réussis à l'emmener, mais il marche de plus en plus mal et souffre beaucoup, son moral est en baisse aussi. Quand je le ramène ma belle mère, dit: ah mais cela lui fait du bien de sortir, vraiment elle ne comprendra jamais rien, elle m'énerve et ce n'est pas fini.
    Le médecin se décide quand même à lui faire faire échographie et radios du foie, des poumons, je le conduirai. Ils ne verront rien de spécial, je porte les clichés à son généraliste qui dit que c'est une grosse poussée d'arthrose.
     
    Pendant ce temps je continue de faire mon travail du mieux que je peux en emmenant "les filles" au mac do, au théâtre avec deux handicapées à véhiculer en ville, ce n'est pas triste, je reviens épuisée, me demandant bien comment je vais faire pour tenir les deux derniers jours qu'il me reste à travailler.
    Quand le vendredi, la jeune accueillie habituellement part, j'attends patiemment que la famille d'accueil habituelle vient chercher l'autre et malgré ma tristesse de la voir partir ( elle voulait rester avec moi) je souffle un peu avant de reprendre des forces pour préparer nos valises afin de partir le lendemain matin pour les Pays bas.
     
     

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    La vie continue en ce mois de mars, toujours avec d'énormes sentiments de vide difficiles à gérer. Avec aussi des visites régulières à mon père pour qui la santé se détériore.

    Il se trouve que ce jour là, mon mari m'accompagnant pour cette visite, nous voulons parler d'un terrain que mon père vend pour faire un lotissement, en fait il m'attend pour que je signe le contrat avec l'agence, il en possède  une petite partie, car il y a de nombreux vendeurs. Les promoteurs immobiliers s'en donnent à cœur joie pour acheter à ces personnes de la campagne à un prix dérisoire, terrains qu'ils revendront ensuite au prix fort. Après le décès de ma mère, mon père avait fait une donation partage de ses biens entre ma nièce et moi, puisque mon unique frère était décédé. Mon père ayant l'usufruit de ses biens pendant sa vie. Mais j'ai estimé que pour cette vente de terrain qui me reviendrait un jour, j'avais mon mot à dire, d'ailleurs mon père m'en a parlé tout de suite et avait l'intention de me donner la somme qui lui serait remise. Par contre avec ma belle mère, c'était impossible de discuter de cela, ce jour j'ai donc réussi à choper mon père à l'écart et lui dit mon désir d'appeler l'agence immobilière, il avait un peu peur de cela, il me propose plutôt d'appeler une ancienne voisine et ancienne copine, ce que je fais volontiers. Son téléphone étant occupé, j'appelle l'agence, mon père est assis à côté de moi pour entendre la conversation, je suis un peu gênée, mais je discute du prix et présente mes arguments à l'agent immobilier, qui doit concerter ses collègues. C'est bien la première fois que je m'affirme ainsi devant mon père, et je suis assez satisfaite.

    Quand nous retournons dans la cuisine, ma belle mère nous dit son mécontentement, je me défends, mon mari également. Quand nous partons, mon père me remet le dossier en me demandant de m'en occuper. Je suis fière de moi en rentrant.

     

    Le soir, il y a groupe de parole à l'association, je raconte comment je me suis affirmée l'après midi même. Tout le monde me félicite.

    Le nuit suivante, je fais encore un cauchemar ou il y a ma mère sur son lit de mort, c'est douloureux.

     

    Une consultation chez le médecin homéopathe, il me dit d'essayer d'accepter mon corps et d'être bonne avec moi, j'ai encore du travail à faire.

     

    Ma fille continue d'aller mal, un matin, elle m'appelle de la ville, elle a fait la moitié du trajet et me demande d'aller la chercher, son frère qui n'a pas cours y va.

     

    Séance du 28-3-2001

     

    Le psy est tout souriant, pas moi car je suis angoissée, je lui en fais part. Il dit que c'est peut être le signe que je n'ai plus besoin de le voir, je lui dis que non pas du tout, il pense que ce serait bien que je prenne un peu de distance pour reposer ma tête. je dis en pleurant que je ne me sens pas prête. Il me demande ce qui m'a tracassée, je dis que je dormais très mal car je faisais un régime donné par un médecin mais avec des gélules qui m'empêchaient de dormir. Il précise que cette substance énerve, qu'elle est très mauvaise. Bon j'ai arrêté et ça va un peu mieux.

    Il me dit que je vais trop vite, qu'à peine sortie d'un problème je me mets dans un autre, que je suis en convalescence et que je ne le respecte pas.

    J'ajoute que je ne me sens pas bien dans mon corps. Il peut le comprendre mais me trouve dure avec moi même, il redit que je dois prendre soin de moi avec des méthodes douces.

    Je lui dis que j'ai déjà fait beaucoup de choses, il ajoute que peut être, mais au moment ou j'allais très mal, c'est maintenant que cela serait plus profitable.

    Je lui fais part de ma grosse déprime du week end précédent due à la fatigue. Il dit de prendre plus de moments de détente, bon je pense que ce n'est pas toujours possible non plus, je ne vis pas seule.

    Et puis il veut que je parle des choses positives, je raconte donc mon affirmation avec mon père Le psy pense que des terrains, ce n'est pas rien, car c'est le patrimoine familial. Et il trouve que je me suis vraiment affirmée et que c'est très bien, que mon père en me remettant le dossier m'a traitée comme une adulte capable de prendre une décision.

    Et puis le lendemain l'agence a fait une proposition qui ne me convenait pas, du coup ils ont augmenté de 15 euros le m carré. Maintenant mon père semble fier de moi, mais j'ai l'impression qu'il veut se racheter, comme s'il avait envie de me faire plaisir pour que j'oublie la souffrance d'autrefois qu'il n'a pas vue. le psy pense que surtout tout est plus clair pour tout le monde. C'est vrai que je le sens plus proche de moi aussi.

     

    Je reparle de mes rêves troublants qui se reproduisent, il dit que les rêves sont la décharge de l'inconscient , et pas la réalité. Je sais bien, je reparle aussi de mon amie qui vit avec une autre femme. Il m'éclaire bien à ce sujet.

     

    Pendant cette séance, je lui fait part aussi de ma diminution d'anxiolytiques car mon sommeil est redevenu bien. Il trouve que c'est encore une agression contre mon corps, que je m'en demande toujours plus, qu'il faut plusieurs mois après une amélioration.

    Je reprends l'histoire du break qu'il a évoqué au début, car je sais que ça va me mettre mal, en lui disant que si je fais un break je suis incapable de gérer seule de tels problèmes, il répond que si j'ai des doutes et des questionnements. je peux en parler, il se contredit car si je fais un break, je ne risque pas de pouvoir lui parler.

    Je repars en larmes, toujours ma peur d'abandon qui domine.

     

    Je me décide à passer voir mon amie en question, je l'appelle pour savoir si elle est dispo, oui alors j'y vais.

     


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