• Chapitre 5, partie 3 :



    Après cette séance douloureuse chez mon psychiatre, je rentre épuisée.
    Le sommeil de la nuit qui suit n'est pas au top. Le lendemain je prends RV avec ma généraliste, mon mari m'accompagne, je suis trop mal. Elle n'est pas pour l'hospitalisation, elle trouve très bien que je puisse partir chez une amie, elle me trouve très courageuse.
    Elle a revu mon traitement, mais elle n'est pas vraiment d'un grand réconfort pour moi.
    En rentrant à la maison je profite d'un moment seule pour écrire à mon psychiatre, c'est ce qui aura le plus d'effet libérateur.

    Deux jours plus tard, c'est la fête des mères et nous avons un repas avec la famille de mon mari (25 personnes), nous arrivons les derniers, je me sens si mal au milieu de tous ces gens plein de vie. Je n'ai pas envie de parler et je trouve la journée longue, je me demande si je vais tenir le coup, eh bien si !!! c'est incroyable comme on réussit à faire cet effort de ne pas s'effondrer. Une chose me fait plaisir cependant, c'est de voir mon mari se distraire avec ses beaux frères, il en a bien besoin.

    Le lendemain lundi, j'appelle mon amie qui a une maison sur la côte, elle veut bien que j'y aille, elle y sera deux jours, cela ne fait rien. Mon mari me conduit l'après midi même. Je ne pars pas vraiment de bon coeur, c'est vraiment que je ne PEUX pas faire autrement, j'ai un tel besoin d'être seule. Nous discutons avec mon mari en voiture, je lui dis que j'ennuie tout le monde, il n'est pas content. Puis je lui dis que j'ai du mal à me mettre en colère après celui qui m'a fait tant de mal, et tout d'un coup je pense avec angoisse que quand je mourrai je serai en face lui. Mon mari me dit :eh bien tu pourras régler tes comptes justement.

    Ce séjour sera bénéfique, je suis épuisée et je me laisse aller à me reposer et à sortir marcher, c'est bon pour moi. Par contre les nuits sont très mauvaises. Je me retrouve face à moi  même quand mon amie s'absente, ce n'est pas toujours facile mais je suis bien ainsi.

    Pendant ces quelques jours, mon mari à qui j'en ai fait la demande téléphone à mon psychiatre, surtout pour se rassurer. Le psy trouve que les choses évoluent normalement mais ce sera très long et il faudra sans doute répéter des séances d'une heure pour recreuser, c'est comme un abçès. Mon mari lui fait part de mon impossibilité à me mettre en colère contre mon abuseur, il dit que je lui suis trop attachée, que je n'arrive pas à lui en vouloir, il lui dit aussi que je me dévalorise tout le temps. Le psy dit qu'au contraire je dois me valoriser,
    Mon mari lui dit qu'il n'était pas pour une hospitalisation, que la première fois il avait récupéré une loque, le psy n'est pas étonné de cela. 
    Puis il donne quelques conseils à mon mari: être très proche, supporter que je ne sois pas bien c'est normal.
    Et puis qu'il faudrait que je sois moins fermée en séance, que je me mette en colère.

    Bref cet échange entre eux a rassuré mon mari, j'espère beaucoup de la suite et je me sentirai plus à l'aise en retournant chez mon psy la semaine suivante.


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