• Chapitre 5..................La post séance familiale

    Une quinzaine de jours plus tard et après bien des hésitations je retourne voir cette thérapeute familiale, mon psy m'a fortement conseillée d'y aller une dernière fois, oui. Je suis très stressée sur la route pour y aller. Nous sommes fin juillet 2001.

    Elle me demande comment je vais et elle réagit quand je dis à peu près. J'ajoute que mon père est à mourir, elle me demande s'il a une maladie oui un cancer.

    Elle répond alors il vaut mieux, je trouve déjà sa réponse inappropriée. J'ajoute qu'il a des métastases osseuses, est sous morphine et divague un peu. Elle me demande ce que je fais pour lui, je réponds que je vais le voir tous les jours, le faire manger.

    Puis elle me demande ce que j'attends d'elle aujourd'hui ce à quoi je réponds, faire le point sur la séance de la dernière fois. Elle me demande comment je l'ai ressentie, je dis que cela a été très dur pour moi. Elle demande si c'est de voir que c'était positif pour mes enfants. Bien sur que non c'est de me rendre compte de mes difficultés. Elle demande lesquelles, je dis la difficulté à être bien. Elle redit que mes enfants vont bien, je réponds que je sais que mon fils va bien. Elle ajoute que ma fille aussi, ils vont bien tous les deux, ont de bonnes bases, ils sont bien construits car ils ont reçu beaucoup d'amour et en donnent beaucoup et c'est très sain ça. C'est parce que pendant la grossesse et la petite enfance jusqu'à 6 ans l'enfant se construit avec l'amour qu'on lui donne et votre mari et vous en avez donné beaucoup, l'amour maternel surtout. Je réponds que j'étais très maternelle et me suis occupée d'eux avec beaucoup de plaisir mais la grossesse de ma fille avait été très difficile, j'avais fait deux fausse couche, en début de grossesse j'avais eu un cerclage et un traitement hormonal et lorsque j'étais plus tranquille à 7 mois de grossesse j'ai su que ma mère était condamnée, elle a été malade pendant les 6 premiers mois de vie de ma fille, elle est décédée quand elle avait 6 mois, elle a du le ressentir cela.

    La psy dit que ce qui compte ce n'est pas la quantité d'amour mais la qualité. J'ajoute qu'il y a eu aussi la quantité surtout que j'avais pris un congé parental de 2 ans pour elle.

    La psy pense que je ne suis pas encore sortie du problème d'inceste avec mon frère. Je dis que oui et cela m'a fait mal après la séance familiale d'en prendre conscience, je ne pensais plus en être là. Elle ajoute que ce qui me faudrait pour arrêter les thérapies c'est de faire un stage d'affirmation de soi en groupe (chez elle bien entendu)

    Je dis qu'après une séance familiale telle qu’elle s'est passée je ne pense pas que je pourrais. Elle dit que ce n'est pas pareil car je ne travaillerais que sur moi et elle est sure que cela m'aiderait beaucoup. Et elle dit à nouveau que mes enfants vont bien même s'ils ont souffert de mon histoire mais le positif dans tout cela c'est qu'ils sont dans la révolte par rapport à ça et qu'ils ne laisseront pas leurs enfants avec n'importe qui. Le négatif c'est leur méfiance dans la relation aux autres.

    Elle reparle de la thérapie de groupe mais ajoute que l'urgence c'est de m'occuper de mon père qu'il sera encore temps après.

    Je dis qu'en effet là c'est beaucoup à gérer en même temps et que je ne peux pas trop faire autant de choses à la fois. Elle ajoute que j'ai bien fait de faire cette séance pour mes enfants. J'ajoute qu'ensuite je n'avais plus envie de thérapie de groupe mais il s'est passé deux choses pour lesquelles je n'ai pas pu m'affirmer et que j'ai réglé dans l'agressivité. Je raconte l’histoire avec ce spécialiste du CHU en présence de mon père (je la relaterai plus tard ici). Elle dit que j'aurais du dire stop face à l'agressivité de ce médecin, le souci c'est que je fonds en larmes. Le second évènement s'est passé deux jours avant avec ma belle mère à l'hôpital après avoir vu mon père très mal. la psy dit que ma belle mère n'avait pas à être agressive et que j'ai bien fait de me défendre, dommage que ça ait été dans les larmes encore. La psy aborde un peu la succession je dis que tout a été bien préparé par mon père mais que je me doute qu'avec sa femme il y aura des conflits (je ne croyais pas si bien dire)

    Nous reparlons un peu des enfants, je dis que je les trouve changés, ma fille rassurée peut être de savoir qu'elle va assez bien. Et elle accepte une ou deux sorties avec moi. La psy conseille de proposer aux enfants, un à la fois de sortir prendre un pot quand ils sont assez casaniers, je dis que je le fais mais ma fille refuse. Puis je dis que je trouve mon fils très prévenant quand je reviens de voir mon père elle redit que mes enfants sont supers.

    Cette séance a en quelque sorte un peu récupéré le choc de la précédente, je ne reverrai plus cette psy, plus tard j'aurai repris un rendez vous en vue de faire une thérapie de groupe d'affirmation de soi que j'ai annulée le matin même de la séance car je ne le sentais pas du tout. Je n'ai jamais regretté.

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