• Chapitre 4, page 5; mai 2001.

    Les jours se suivent, et les angoisses également. La vie de tous les jours est difficile, en faisant mes courses par exemple une journée, je déclenche une crise d'angoisse et suis obligée de planter mon chariot en plein magasin.

    Je regarde à la télé un de ces jours là une interview de Marie Laforêt qui dit qu'elle a été violée à l'âge de 2 ans 1/2, elle dit que c'est une culpabilité et un certain masochisme, que l'on n'oublie pas mais on s'habitue à vivre avec ( j'en étais loin encore en 2001! )

    Le psy m'ayant proposé d'appeler, je me décide à le joindre pour lui faire part de mes angoisses, il trouve cela normal en ce moment, il me dit que j'ai déjà fait un travail de deuil et que je dois me préparer à en faire un autre. Je demande à avancer le prochain rendez vous (il me l'avait proposé) et il me répond de rappeler quelques jours plus tard, je suis profondément déçue en raccrochant. Je réfléchis à voix haute avec mon mari et lui dit que tout le monde en a marre de me voir mal, que je n'ai pas choisi de vivre la maladie de mon père alors que je ne suis pas très forte psychologiquement. Mon mari répond à cela qu'il est là lui, prêt à m'aider, ce qu'il désire c'est que j'aille mieux.

    Dans le même temps mon père a été transféré du CHU de Nantes dans un hôpital local pour être en convalescence. Je passe chercher ma belle mère pour aller accueillir mon père dans ce nouvel établissement. C'est nettement mieux car c'est plus petit, pas de circulation, toujours une place de parking, bref tout irait bien s'il n'y avait pas l'inquiétude de l'avenir, la souffrance psychologique de mon père liée à son immobilité et le fait d'avoir à supporter ma belle mère. Pendant les visites à mon père quand nous sommes toutes les deux, je contiens, beaucoup, vraiment et après l'avoir déposée chez elle dans ma voiture j'évacue en criant. Cela suffit à peine, j'aurais bien évacué par la parole en appelant quelqu'un, mais soit des amies sont absentes, soit ce n'est plus l'heure pour mon psy par exemple.

    Et une fois rentrée, c'est la vie de la maison; mon mari, mes enfants, et la fillette handicapée que j'accueille, c'est dur tout ça !!! j'appelle en soirée quand les enfants sont occupés, la présidente de sos-inceste, elle trouve des mots réconfortants et ça m'apaise un peu.

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