• Chapitre 4, page 1: la maladie de mon père........

    Je commence en mai de cette année 2001, une période très diffficile, incertaine, douloureuse. Je me raccroche à la religion en priant pour mon père et en demandant au Seigneur qu'il ne souffre pas trop, et reste paisible.

    Je trouve mon père changé, il a beaucoup maigri, souffre maintenant en se tournant sur le côté pour manger, toujours à plat, je n'ai pas une bonne impression et je suis très tendue lors des visites. Des amies infirmières pensent comme moi quant à la gravité de ce qu'il a.

    J'ai un rendez vous avec l'interne, après le scanner, mon second fils m'accompagne. L'interne nous dit aussitôt que mon père a un cancer de la prostate, et qu'il y a aussi deux vertèbres atteintes. Ils vont faire des rayons pour atténuer ses douleurs., ils vont essayer de le stabiliser pour le moment.

    Elle ajoute qu'il avait déjà des cellules cancéreuses retrouvées dans sa prostate lors de son intervention de septembre et qu'il le savait. Il est aussi au courant de son état actuel.

    Nous allons voir mon père ensuite qui demande tout de suite ce que nous a dit le médecin. Je lui réponds qu'elle nous a dit ce qu'il avait et qu'il le savait.

    Mon père m'explique que son généraliste était venu lui annoncer le cancer après son intervention, et qu'il avait choisi de ne pas en parler. Et voilà comment l'histoire recommence, 16 ans après la maladie de ma mère. Ma belle mère le savait aussi, mais n'avait pas trop réalisé. Il dit qu'il espère qu'ils vont enrayer ça et il est content car le professeur, la veille lui avait dit qu'il pourrait remarcher.

    Autant dire que tout cela n'est pas facile à vivre, je le quitte après avoir parlé tout à fait d'autre chose.

    Il me reste à l'annoncer à ma belle mère.

    Je passe au cimetière demander à ma mère de me donner des forces.

    Quand j'arrive chez ma belle mère, cette dernière est en larmes, mon mari était passé et lui avait annoncé car je lui avais téléphoné de l'hôpital. Quand je dis à ma belle mère qu'ils aurait pu me dire ce que c'était au niveau de la prostate, elle est agressive avec moi, disant qu'ils avaient décidé de ne rien dire car le généraliste avait dit que ce n'était rien. Je suis en colère après lui car si mon père avait été traité, peut être que ce ne serait pas allé jusqu'aux vertèbres. je dis à ma belle mère que mon père ne me dit jamais rien de toute façon, elle répond qu'entre eux ils se disent tout, sauf que là il y avait 2 jours que mon père était au courant du diagnostic et lui avait caché.

    Ce soir là, je suis épuisée, je ne crois pas que je réalise encore. Nous discutons beaucoup avec mon mari, il est d'un grand soutien.

     

    Mon inquiétude dans les jours qui ont suivis, c'était de réussir à tenir le coup, accompagner mon père, supporter ma belle mère et tenir physiquement avec mon travail.

    Les visites à mon père accompagnée de ma belle mère le plus souvent, car elle ne conduit pas sont très pénibles. Mon père est dans le déni, il parle de son jardin, de changer de voiture. Il évoque les autres fois ou il avait mal au dos  comme si c'était la même chose pas grave du tout. Il est fatigué et du coup, à peine audible. L'avenir, le sien, le mien m'inquiète vraiment.

    Ma formation pour mon travail continue, on voit comment l'enfant qui est en nous a besoin d'être réparé quand on choisit un métier près des enfants.

     

    Et puis en réfléchissant dans les semaines qui suivent, je ne peux m'empêcher de penser que c'est peut être le choc que j'ai asséné à mon père en lui révélant l'inceste avec mon frère, j'en fait part à une amie qui me dit: et tu en fais quoi de ça ? et elle ajoute que je ne pouvais pas faire autrement, il fallait que je lui dise. je réponds; peut être, je ne sais pas.

    Mon père va avoir un corset rigide pour diminuer les souffrances, c'est terrible le cancer des os. Mon père était un homme de labeur travaillant dur la vigne et ne s'écoutant pas, il est complètement affaibli et diminué, c'est attristant de le voir ainsi.

     

     

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  • Commentaires

    6
    Peggy
    Lundi 4 Mars 2013 à 22:00
    cette maladie, elle en fait du mal...
    Contente de te relire ici... Bon courage pour la suite.
    Bonne soirée.
    5
    Peggy
    Lundi 4 Mars 2013 à 22:00
    D'ailleurs, comment va ton mari?
    Pour moi ca a été une triste rentrée mais bon ... c'est comme ca.
    Bonne soirée.
    Bisous
    4
    Mercredi 7 Décembre 2011 à 08:17

    Bisous Camille je n'avais pas vu ce com, je ne viens pas souvent ici, mais comme je suis bloquée avec un lumbago depuis dimanche soir, je vais avoir le temps d'écrire

    bisous

    3
    Mercredi 7 Décembre 2011 à 08:15

    Peggy, je viens seulement de voir ce commentaire, une triste rentrée, pourquoi?

    Mon mari va bien

    bisous

    2
    Dimanche 6 Novembre 2011 à 14:57
    CET EXTRAIT EST POIIGNANT DE VERITE QUI TU NE CHERCHES PAS 0 CACHER. BRAVO POUR TON COURAGE? MOI AUSSI IL M4EST ARRIV2 LA MËME CHOSE ET MË%E MORT JE N ARRIVE PAS 0 LEUR PARDONNER.POUR PAPA C ETAIT ATTENDU DEPUIS 16 ANS LE MEDECIN DE LA SECU LUI AVAIT DONNE 6 MOIS A VIVRE AVEC MA PETITE SOEUR QUI ARRIVAIT 15 ANS APRES MOI C ETAIT LA PANIQUE. IL A DURE 15 ANS ET IL EST DECEDE LA NUIT APRES L ENTERREMENT DE MA GRAND MAMAN MATERNELLE. SOIT EN PAIX MA TIT FLEUR, TU AS FAIT CE QUE TU DEVAIS ET PLUS ENCORE? ET TOUT SORTIR T A FAIT DU BIEN.MOI C EST ALAIN QUI A ETE MON PSY IL A TOUT ENTENDU TOUT CONNU JE SUIS EN PAIX AVEC MOI MËME ET MA MAMAN EST PLUS GENTILLE DEPUIS LE DEPART DE SON PLUS AU MONDE MON FRERE. J AI REPRIS CONTACT AVEC ELLE ET ELLE M4APPELLE TOUS LES 15 JOURS;
    BON VOYAGE A VOUS DEUX
    1
    Jeudi 3 Novembre 2011 à 10:56

    Oui c'est vrai, et je ne pensais pas la revivre au travers de mon mari!

    bisous peggy, merci de ta fidélité, j'espère que la reprise s'est bien passée

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