• Chapitre 3, partie 7; ma vie en janvier 2001

     

    Les lendemains de séance, sont souvent très difficiles et pourtant j'avance, mais ce lendemain là justement, j'étais dans un état d'angoisse à la limite du supportable. Il fallait que j'en parle à quelqu'un, c'est encore mon amie M. qui était présente au téléphone. Elle me rassure énormément, je raccroche épuisée et triste, mais l'angoisse a disparu.
    La nuit suivante je fais un horrible cauchemar de mort, je vais le raconter ici:
     
    "Ma tante, sœur de ma mère décédée 2 ans avant en réalité, venait de mourir, elle était religieuse, mes parents avaient été appelés par la communauté pour prendre une décision. J'étais allée avec eux, on était obligés de maquiller le visage de ma tante morte, en permanence car il se dégradait, et je ne voulais pas savoir ce qu'ils allaient faire ensuite, je criais que je ne voulais pas savoir. Ils étaient dans la chambre mortuaire, j'étais dans une pièce à côté avec mes enfants, il y avait une odeur de mort partout. Une religieuse avait parlé près de nous et disait qu'il fallait diminuer le corps pour la mettre dans son cercueil, c'était affreux. Je me réveillais, buvais un peu d'eau et repartais dans mon cauchemar."
     
    Le lendemain nous avions nos parents de chaque côté pour fêter l'anniversaire de notre fille. je n'étais pas vraiment en forme pour préparer tout cela. Et puis ensuite, supporter les réflexions plus ou moins désagréables des parents relevaient du gros effort pour moi.
     
    Quelques jours après, j'appelle l'association, j'ai besoin de reparler de ma séance de psy, on me dit que le psy veut que je me prenne en charge, que j'ai été portée pendant toute une période, que c'est à moi de décider de la suite. Et puis, sans doute que le psy préfère que je parle plus  maintenant plutôt que d'écrire sur mon cahier et de lui donner à lire. Et puis on dit que ce psy veut me bousculer, que son humour, est habituel. Et que si j'ai besoin de travailler sur ma mère, bien sur que je peux le faire chez lui. On me dit aussi qu'il ne m'abandonnera pas, que ce sentiment d'abandon vient de mon histoire. En tout cas cet échange m'a fait vraiment du bien, même si je sais beaucoup de choses qui ont été dites, j'ai besoin de les entendre encore et encore.
     
    Peu après, je revois mon médecin homéopathe qui va dans le même sens. Il dit lui, que si le psy a changé de comportement, c'est que j'ai grandi en thérapie. Il ajoute que l'angoisse de fond de la majorité des gens, c'est de ne pas être aimé et de n'intéresser personne. Il trouve que je suis très exigeante avec moi même, que l'on ne peut pas toujours être au top, il faut l'accepter. Accepter d'avoir besoin de repos, c'est par cycle, comme les saisons. Il me dit de m'occuper beaucoup de moi, que j'en ai besoin. Il pense que ce sera important de travailler sur ma mère, qu'il y a surement à faire là dessus. Il dit aussi que tous les enfants se culpabilisent de ne pas rendre leurs parents heureux, que j'ai sans doute beaucoup de culpabilité par rapport à ma mère que je n'ai jamais connue bien. Il pense que c'est très bien d'avoir parlé aux enfants. Puis il me félicite en disant que je suis sur le bon chemin.
     
    J'essaie en tout cas de mettre en pratique toutes ces consignes, surtout en prenant plus de temps pour me faire du bien, pas toujours facile avec travail et enfants.
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