• Chapitre 3, page 18, en thérapie-avril 2001

     

    Mes séances de thérapie de cette période là ont vraiment servi de défouloir pour dire mes inquiétudes par rapport à la santé de mon père.

    Ce 20 avril 2001:

     

    Le psy veut éclaicir l'après séance dernière ou je me suis sentie si mal car il m'avait proposé un arrêt du travail thérapeutique. Comme je lui avais téléphoné à ce moment là il le sait donc. Il me demande si j'ai été rassurée après mon appel, oui vraiment.

    Nous abordons aussi mon travail de la semaine précédente avec les deux jeunes filles handicapées mentales, il ne cache pas qu'il trouve que c'est trop et que je ne me respecte pas. Je dis que j'ai de plus en plus de mal à supporter les contraintes et que j'essaie de les éviter, il me félicite.

     

    Je lui fais donc part de l'hospitalisation de mon père pendant notre semaine de vacances, il me dit qu'il est âgé et qu'il faut bien m'attendre à ce qu'il soit malade, grabataire et qu'il meure un jour. Je précise que cela a été brutal, je ne me sens pas prête et que je ne me sens pas assez forte pour supporter cela, mon père a 83ans, mais était en pleine forme.

    Le psy: il faut pourtant s'attendre à la mort de nos parents, et vous avez fait ce que vous deviez faire avec lui pour améliorer votre relation.

    Moi: cela n'a rien changé et c'est très pénible pour moi de rester des heures près de lui sans communication vraie.

    Le psy: ça n'a peut être rien changé dans votre relation, mais vous vous êtes libérée et c'est très bien.

     

    Je raconte les problèmes de santé de mon père, les réflexions de ma belle mère, mon refus d'aller le voir tous les jours...........

    Le psy: mais quand est ce que vous allez arrêter de vouloir être irréprochable? et de faire les choses pour les autres ? vous n'en faites pas pour vous, bien sur vous ne le méritez pas, vous en êtes pourtant capable, il y a quelques mois vous réussissiez très bien à le faire.

    Moi: mais quand je suis près de mon père, c'est tout le passé et toute l'enfance qui ressurgissent.

    Le psy: mais vous avez fait un gros travail là dessus et vous l'avez bien fait, maintenant faites des choses pour vous. Et quand vous arrêterez votre travail, il faut le préparer cela, vous ne reprendrez pas un autre enfant quand même?

    Moi: Oh certainement que si, financièrement je serai obligée.

    La psy: non, ça dépend ou on met les priorités et des enfants handicapés ! pourquoi pas des normaux ,

    (Il développe, il ne se rend pas compte de notre niveau de vie avec deux enfants étudiants encore à charge!!!)

    Moi: mais je trouve qu'avec la maladie de mon père je n'ai pas eu de répit, j'étais à peine bien.

    Le psy: oui parce que vous ne vous ne donnez pas de répit, dès que cela va mieux, ça vous fait peur. C'est comme si vous ne vous autorisiez pas, que vous n'aviez pas droit au bonheur, parce que vous avez été malheureuse, vous pensez n'avoir droit qu'à ça, vous culpabilisez d'être heureuse.

    Moi: mais je voudrais bien sortir de ça moi.

    La psy: je ne vous dis pas d'en sortir, je vous dis d'accepter de faire des choses qui vous font du bien, vous allez au bout de votre fatigue et de votre épuisement pour vous autoriser à vous arrêter.

     

    Puis je parle de mon sentiment de violence quelques jours auparavant et que j'avais envie de cogner, il dit de refaire de la sophro, je dis que je pensais avoir dépassé ce stade, il redit que je ne me donne pas le droit de me faire du bien, que je ne me respecte pas. Et je dis que les séances de sophro ne seront pas obligatoirement au moment ou je ressens cette violence, que ce n'est pas sur commande. Il conseille d'apprendre pour le faire seule chez moi, c'est un peu comme la thérapie, je n'ai pas une séance quand je vais mal.

    Je raconte aussi que quand je voulais cogner, mon mari m'avait dit qu'il allait mettre un ballon avec la tête de qui je voulais dessus et j'ai tout de suite répondu, la tête de mon frère, que cette histoire me travaille encore. Il conseille de laisser sortir les émotions et en me raccompagnant me dit qu'il ne retient qu'une chose pour aujourd'hui c'est que je refuse maintenant d'être dans la contrainte.

     

    Après cette séance je passe voir mon père à l'hôpital, il parle plus aujourd'hui mais il est toujours à plat dos, dès qu'on le relève un peu il souffre. Je suis très tendue, il cafouille un peu aujourd'hui en confondant ma belle mère avec ma mère, il parle de mon frère aussi à plusieurs reprises, j'ai du mal. Par contre il fait des projets, veut changer de voiture.........je me débrouille pour aller voir l'interne, c'est normal au niveau de la moelle, par contre il y a une fixation importante dans le dos et du côté de la prostate. Il faut attendre l'IRM et les places sont chères. Je dis seulement ce dernier propos à mon père, il a hâte de partir en convalescence dit qu'il trouvera le temps moins long.

     

    Le lendemain mon amie S. me téléphone pour nouvelles, quand je lui parle un peu de la séance elle trouve que le psy a été dur avec moi, moi aussi, il a peut être voulu me faire réagir.

     

     

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