• Chapitre 2, partie 4: mon père et ma belle mère

     

    Septembre 2000

     

    La vie continue en cette rentrée, Mon fils ainé se prépare pour partir travailler à l'étranger, le second est en fac de droit, ma fille entre au lycée et commence à prendre des cours de musique au conservatoire, ce qui me vaut bien des déplacements en ville. Elle n'a pas arrêté non plus son activité de danse régionale, dans une autre petite ville à 17 km de la maison.

    J'ai retrouvée la fillette handicapée, qui revient après un bon mois de vacances remplie de poux et de lentes, bien du travail pas très agréable. Autant dire qu'une nouvelle fois, la maison est pleine de vie, mon mari m'aide un peu, mais il a son travail.

     

    Je fais beaucoup de rêves, je les note pour les faire lire à mon psychiatre qui me l'a demandé, parallèlement les maux de tête sont moins présents au réveil !!!

     

    Dans le même temps, mon père s'est fait opérer de la prostate, j'ai d'abord des nouvelles par ma belle mère, puis dès le lendemain je vais le voir avec ma nièce et ma belle mère qui ne conduit pas.

    Je pense que cette dernière est assez angoissée et du coup son côté fort désagréable ressort encore plus, elle dit n'importa quoi, critique beaucoup. Je reviens de cette visite très tendue et énervée, fatiguée surtout.

     

    Une petite soirée entre copines comme nous en faisons depuis ma cessation de travail à l'institut me ressource et me détend. Mes chères copines, elles m'ont beaucoup soutenue, nous étions et sommes encore quatre à nous retrouver et c'est bon.

     

    Le dimanche suivant, pour faire plaisir à ma belle mère, mon mari est allé la chercher chez elle en fin de matinée afin qu'elle déjeune avec nous au lieu de rester seule et que nous l'emmenions rendre visite à mon père ensuite. Eh bien, je me souviens encore de ce repas, cette femme n'a pas arrêté de critiquer nos enfants, même en leur présence, mon second fils trouvait à répartir aussitôt, mais sa bêtise à elle la faisait continuer. Je ne l'ai pas ratée non plus, ma retenue habituelle n'avait pas vraiment lieu d'être en l'absence de mon père.

    Puis la visite à la clinique; j'ai trouvé mon père vraiment bien, c'était une intervention assez courante, il avait 82 ans mais était en pleine forme. Sa femme profite de l'absence de mon père pour ses besoins pour continuer ses actes de méchanceté, disant qu'ils devraient donner de l'argent seulement à ceux qui leur rendent visite et qu'il n'y en aurait pas beaucoup. Elle ajoute à cela que mes fils ne vont voir leur grand père que pour demander de l'argent, je suis estomaquée, seul mon fils ainé a demandé à son grand père de lui avancer un peu d'argent pour s'installer à l'étranger, argent qu'il lui a rendu par la suite bien sur. Mon autre fils travaillant pendant les vacances et étant à notre charge dans l'année n'a jamais rien demandé, il logeait encore à la maison. Quand je lui dis cela, elle dit qu'il n'est pas allé voir mon père depuis des mois, je lui rappelle gentiment qu'il est allé l'aider à mettre du vin en bouteilles un mois avant. Et puis elle ajoute que des vieux comme eux, cela n'intéresse pas les jeunes, mais que pourtant eux aussi vieilliront. Je ne lui ai jamais tenu tête, mais là c'est infernal, je ne peux pas la laisser dire des choses pareilles, mes enfants adorent voir leur grand père. Je lui dis encore que quand ils y vont elle leur reproche de ne pas les voir souvent alors ils en ont marre et hésitent avant d'y aller.

    Elle me fait taire car mon père revient dans sa chambre. Allez, on remet le masque comme si rien ne s'était dit, j'avoue que j'en ai gros sur le cœur et que c'est difficile, je suis très touchée.

    Ensuite elle se met à divaguer avec des histoires au dessous de la ceinture, j'ai du mal, si cela ne tenait pas qu'à mon père j'aurais pris la porte et l'aurait plantée là, mon mari me donne des regards qui en disent long aussi.

    L'angoisse monte quand je suis dans la voiture au retour, nous la « dépotons » chez elle sans descendre, et enfin je peux exploser ensuite avec mon mari qui a tout entendu et est complètement d'accord avec ma façon de voir les choses.

    Je ne me gêne pas pour raconter à mon fils cadet en arrivant, il est aussi choqué que nous.Je dois prendre un anxiolytique pour tenir le coup.

    Le lendemain matin je suis dans un état d'angoisse, je ne fais que pleurer seule dans mon coin, je suis remplie de colère et de haine envers cette femme, j'aurais besoin d'en parler à quelqu'un, mais à qui ? Mon amie M. travaille, mon psy, cela m'embête quand même de le déranger un lundi matin avec ça. L'asso, je sais que la personne qui répondra ce jour là ne me met pas à l'aise, mon père mais comment va-t-il le prendre, et puis il est à la clinique ! ma belle mère directement, mais je ne contrôlerai pas mes paroles et je peux être méchante avec elle. Mon mari m'appelle de son travail dans la matinée, je lui dis comment je suis, lui aussi n'arrête pas d'y penser, cela m'a fait du bien de lui parler. Une voisine vient me voir l'après midi, je vide mon sac.

    Puis dans la soirée, un appel téléphonique, c'est mon père qui m'annonce qu'il vient de rentrer chez lui et qu'il va très bien. Il me demande ou est mon fils ainé et demande s'il va venir le voir dans la semaine en ricanant, ma belle mère a du en parler, il semble penser comme elle, je ne supporte pas, elle a sévi, puis mon père dit qu'elle était inquiète parce que cela lui rappelait la mort de son premier mari, je n'y tiens plus et je lui dis qu'elle n'a pas été très gentille avec nous la veille, il est très surpris, et je déballe tout: son dénigrement sur les enfants, ses reproches par rapport à mon second fils qui était parti en vacances, et tout ce qu'elle a dit quand il était en clinique la veille. Mon père n'en revient pas, il dit des oh......des ah..........il me demande si c'était la première fois, je lui dis que non, mais que là elle a dépassé les bornes. Je vais jusqu'à lui dire qu'elle avait parlé de ma nièce en la critiquant et dit que mon père lui donnait de l'argent, que je n'avais pas voulu faire d'histoires et n'avait rien répété jusqu'à présent , mais que la coupe était pleine.

    Mon père me dit: elle t'aime bien pourtant, mais elle parle beaucoup trop, elle regrette souvent après.

    Je lui dis que je ne pensais pas lui dire tout cela pour ne pas l'inquiéter, il me dit que j'ai bien fait de lui en parler et me demande s'il doit lui en parler à elle.

    Je réponds qu'il fait comme il veut mais que mon mari qui a été choqué aussi, veut reparler de cela avec elle de toute façon, que j'avais été tellement touchée que j'avais pleuré toute la matinée.

    Il me dit qu'il va lui dire gentiment, qu'elle est un peu pareille chez ses enfants.

    Puis je le rassure en lui disant que quand mes fils vont le voir c'est que cela leur fait plaisir. Je propose que mon ainé fasse un prêt à la banque, non mon père ne veut surtout pas, il peut lui prêter.

    Je ne peux m'empêcher de dire que si elle est toujours comme cela, ça ne doit pas être marrant pour lui. Il me rassure en me disant que tout va bien entre eux, que quand elle est insupportable il lui dit, il me dit de ne pas m'inquiéter pour cela. Je lui dis que j'avais peur qu'elle lui monte la tête contre nous, il me dit que non.

     

    La communication a été très longue, je finis pas ajouter que je vais être obligée de le laisser pour m'occuper des enfants, mais que s'il a besoin d'en reparler, il peut appeler.

    Après cela je suis dans un état d'émotion pas possible, la première fois que je communique autant avec mon père, il a 82 ans bien tassés et moi 48 ans.

     

    A suivre: la réaction de ma belle mère

     


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  • Commentaires

    2
    Mardi 28 Septembre 2010 à 23:12

    Ah mes amies!! et elles sont toujours là pour moi, et moi pour elles.

     

    ma belle mère est encore un mauvais souvenir

    merci de ton passage

    1
    Samedi 11 Septembre 2010 à 17:14
    Ce qu'il y a de bien c'est que tes amies te soutiennent (tu en parles beaucoup tout au long de ton histoire).
    Ta belle-mère semble être quelqu'un qui ne mesure pas ses propos surtout. Pas très délicate, pour le moins.

    Pas facile à vivre tout cela. Et la différence d'âge entre ton père et toi est importante. Mais vous semblez pouvoir discuter.

    Je continuerai la lecture.

    Bisous.
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