• Ce passé douloureux: chapitre 1, partie 2

    Octobre 1991

    Un mois ½  après avoir commencé ce travail chez le psychiatre, je suis très stressée et j’accroche ma voiture sur le parking,  j’arrive à ma séance en pleurant. Je déballe tout mon mal être, je craque, on conclue très vite à un diagnostic de dépression qui me fera commencer 16 ans  (???) de traitement anti-dépresseur et anxiolytique. Un arrêt de travail s’impose, il sera de 7 semaines, le sommeil s’améliore mais je suis vaseuse du matin au soir.
    La reprise est difficile, les larmes sont souvent là, dès le moindre imprévu, la moindre contrariété, je suis hypersensible.

    Les petites vacances scolaires devraient me permettent de me reposer, c’est encore plus difficile avec la présence des enfants.

    La somatisation est importante : blocage du dos, sciatique, torticolis, et surtout beaucoup de migraines, des traitements sont essayés au centre anti-douleur en vain. Mais je persiste, ne comprenant pas que la douleur vient de beaucoup plus loin.

    Cet état que je subis durera plusieurs années, sans aucun doute, sans compréhension de l’origine, parfois j’essaie de diminuer puis d’arrêter l’anti-dépresseur, en général au bout de deux semaines c’est la rechute et je dois reprendre la dose forte

    Début 1994 : Aggravation des insomnies, des angoisses et de la dépression, ce qui me vaut des arrêts de travail et un traitement alourdi.

    Visite médicale avec le médecin du travail lors d’une reprise après 6 semaines d’arrêt. Elle voit un peu plus clair que le psychiatre et pense que j’aurais besoin d’un break hors de la maison.

    Le psychiatre fait une demande de cure thermale à Divonne-les-bains, je pars pour trois semaines dans un état de fatigue intense et un cafard fou de laisser tout le monde à la maison, pour eux aussi c’est très dur, l’absence et l’angoisse de me voir partir dans cet état. Pourtant cette première cure me permet d’éliminer un peu de stress. Je profite bien des soins, moi qui adore l’eau, le psychiatre ne pose aucune question et va dans le sens du mien ici : dépression d’épuisement.

    Je fais aussi les activités proposées et au cours d’une séance d’aquagym je fais une forte crise de tétanie et on doit appeler les pompiers et le médecin, qui me fait une injection de Valium, j’évite de justesse une hospitalisation, heureusement.
    Les pompiers me ramènent à mon logement, je ne quitterai pas mon lit de la soirée. Je peux poursuivre ma cure plus doucement avec moins d'activités.

    Retour de ma 1ère cure en Avril 1994:
    Au retour, je suis un peu perdue la première semaine, puis je peux alléger mon traitement et passer quelques mois plus paisibles, je reprends mon travail qui est auprès d'enfants handicapés, ce qui n'est pas de tout repos.

    Début de l’hiver 1994 : Rechute, je réussis à tenir au travail jusqu’aux vacances de Noël  dans un état lamentable, j’aurais voulu me casser une jambe pour "enfin" me reposer.

    Les vacances de Noël avec les enfants sont pour moi des vacances de tristesse  tout me coûte : les repas, les sorties, plus de sommeil.

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  • Commentaires

    1
    Lundi 27 Octobre 2008 à 21:11
    Que de souffrances enfouies!! Bisous
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